Dans un bar gay. Par erreur ?

Dans un bar gay. Par erreur ?
Texte paru le 2016-10-16 par Copen   Drapeau-ch.svg
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Septembre
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Laissez voguer votre imagination autour de cette photo et excitez-nous dans vos propres mots!

Voyons ce que les auteurs voient dans cette photo, à leur façon!

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Octobre


Sa bite est maintenant au fond de ma gorge, me conduisant au bord de la suffocation. Installé à califourchon au-dessus de moi, tête-bêche, Frederik me domine de tout son corps. Tout en enfermant vigoureusement mes couilles dans une main, alors qu’il plonge sa face sur mon bas-ventre pour avaler mon sexe distendu par le plaisir, il fait pénétrer le sien au fond de ma bouche. À chacun des mouvements rythmés de son bassin, je sens ses testicules, lourds, chauds et pendants, balloter sur mon nez. Les poils de sa toison blonde s’écrasent sur mes lèvres et mon menton. Mes mains sont posées sur ses fesses, puissantes et recouvertes d’une pilosité drue, que j’accompagne dans leur mouvement.

La bave coule de ma bouche, obstruée par le membre qui me pénètre, en me procurant les sensations les plus fortes que j’aie connues depuis mes premiers émois de l’adolescence. Nos corps sont en fusion l’un avec l’autre. Mon amant, qui sue intensément sous l’effort tout en dégageant une odeur violemment aphrodisiaque, est collé à moi. J’ai l’impression de totalement appartenir à Frederik dont la puissance me bouleverse les sens. Alors que je vis ces moments renversants, une pensée me traverse l’esprit. Comment en suis-je arrivé là ? En une fraction de seconde, je repasse dans ma tête l’enchaînement des événements qui, en quelques heures, m’ont amené à cette extase avec un homme qui est en train de me posséder.

Quelques heures plus tôt, j’entrais dans le restaurant où j’avais rendez-vous avec Christelle. Agité, comme lors de mes premières amours, je m’étais assis, vingt minutes en avance sur l’heure fixée. Voilà des semaines que j’étais fasciné par cette femme, sans parvenir véritablement à créer un contact autre que professionnel. Finalement, les événements s’étaient un peu précipités lors d’un week-end de travail au sein de l’entreprise et j’étais parvenu à mes fins.

Elle était arrivée, éblouissante et délicieuse. La soirée s’était annoncée sous les meilleurs auspices ; une rapide complicité s’était installée entre nous qui m’avait fait croire que tout était possible. Las, il m’avait fallu rapidement déchanter. Au détour de la conversation, elle m’avait dit qu’elle devrait partir vers 23 heures pour rejoindre des amies participant à un enterrement de vie de jeune-fille. Il était clair que je m’étais complètement mépris. De bons amis, voilà ce que nous étions devenus. Tout autre espoir était vain. En partant, elle m’avait embrassé sur les deux joues en me remerciant pour la soirée, riante et radieuse, mais si loin de moi.

J’avais tenté de cacher le mieux possible ma violente déception. J’étais seul sur le trottoir, l’air idiot et désorienté. J’étais venu en bus dans cette région éloignée de ma maison, dans l’idée de ne pas être embarrassé par mon petit scooter une place, selon les développements de la soirée… Je devais maintenant attendre 45 minutes avant que le bus de retour n’arrive. Je vis au loin les lumières d’un bar, dont le son de la musique s’échappait à chaque fois que la porte s’ouvrait. Je n’avais d’autre choix que de m’y rendre, même si l’idée de me mêler à une foule bruyante et joyeuse ne me tentait guère.

J’y arrivai et poussai la porte sans même regarder la devanture. Une fois entré, je fus saisi par le bruit et l’agitation du lieu. Mes 45 minutes d’attente allaient être longues et peu apaisantes. La plupart des gens étaient debout de sorte que je trouvai une petite table au fond de la salle où je pus m’assoir. Une fois installé, renfrogné et grognon, je regardai autour de moi. Je réalisai soudainement qu’il n’y avait que des hommes, dont plusieurs ne se cachaient pas pour s’embrasser ou s’enlacer. J’étais entré dans un bar gay. Il ne manquait plus que cela ! Je n’avais cependant plus la force de ressortir, ne sachant même pas si je trouverai un autre établissement dans le quartier.

Je décidai d’y rester, d’autant plus que personne ne semblait s’intéresser à moi, pas même le serveur d’ailleurs. Finalement, il daigna venir prendre ma commande. Je commandai un whisky dans la bête idée de noyer mon chagrin dans l’alcool.

À peine ma boisson m’avait-elle été servie que mon portable vibra. Un message de Christelle : « Merci encore pour le repas. C’était très sympa. À refaire. Je t’embrasse. C. » Voilà qui avait ravivé, si besoin était, ma frustration.

J’avais brusquement été sorti de la contemplation de l’écran de mon téléphone par une voix qui m’interpelait :

— T’es seul ? Je peux m’asseoir ?

J’avais levé la tête pour découvrir, planté devant moi, une sorte de grand viking, couronné d’une tignasse blonde en désordre, une barbe de trois jours tirant sur le roux. Sans doute le même âge que moi, au début de la trentaine. Solidement bâti, il dégageait une puissance impressionnante, sa chemise largement ouverte laissant apparaître une toison blonde sur son poitrail. Sans doute quelques kilos de trop, mais qui, loin d’être disgracieux, lui donnaient un surcroît de force et de consistance.

Paniqué par cette approche frontale d’un mec qui, vu le lieu où nous étions, ne pouvait qu’être gay et animé d’intentions qui n’étaient évidemment pas les miennes, j’hésitai sur ma réponse. Mais avais-je guère le choix ?

— Euh … oui. Naturellement.

— Merci. Sympa.

Il avait tiré la chaise et pris place à mon côté.

— C’est la première fois que tu viens ici ? On ne s’est jamais vu. Non ? Étranger de passage ?

— Euh … oui, c’est la première fois. Mais … C’est compliqué. En fait, je ne savais pas que c’était un bar … euh …

— Gay ?

— Oui, mais … je ne voulais pas … enfin, je croyais …

Il avait éclaté de rire.

— Bref, tu t’es égaré en territoire hostile ?

Je m’étais alors lancé dans une explication embrouillée censée lui résumer en quelques mots ma soirée avortée.

— Pas terrible ta soirée. Plaqué par une gonzesse pour finir par erreur dans un bar gay ! Mon pauvre !

— Oui … enfin …

La confusion de mon propos lui fit ajouter :

— Mais si tu veux, je te laisse. Bon, n’aie pas peur, je ne vais rien te faire. Même si je ne peux pas dire que tu me déplaises ! T’es même assez mon genre…

Il était parti dans un grand éclat de rire, en me donnant une grande tape sur le dos.

Le type avait l’air vraiment sympa, détendu et manifestement prêt à respecter mon inintérêt pour la drague homo. Et puis, être avec lui empêcherait sans doute, pendant le moment qui me restait à attendre, d’autres approches de mecs qui tournaient dans le bar à la recherche d’aventures.

— Non, non, reste. C’est sympa.

Il m’avait tendu la main en se présentant :

— Frederik – avec « k », ma mère est suédoise – et toi ?

— Loïc.

Et la discussion s’était engagée. Nous n’avions eu aucune difficulté à trouver des sujets de discussion. Nous avions beaucoup de points communs, études, voyages de par le monde, jazz. Après quelques instants, nous parlions comme de vieux potes. J’interrompis néanmoins la conversation après une demi-heure pour aller prendre mon bus.

— Oublie ton bus ! Je te raccompagnerai en moto. T’habites loin ?

— Non. En moto, à vingt minutes d’ici. Mais, je préfère prendre le bus.

Feignant de ne pas avoir entendu ma réponse, Frederik conclut le débat :

— Alors, c’est entendu, je te raccompagne quand notre verre sera fini.

Et, avant que je n’aie eu le temps de dire quoi que ce soit, il avait commandé une nouvelle tournée.

Je dois dire que je prenais finalement du plaisir à sa compagnie, n’ayant en réalité aucune envie de me retrouver seul chez moi, après mon échec avec Christelle. Je devais également m’avouer que Frederik me fascinait. Une aisance physique et de comportement, un corps massif et impressionnant, un charme certain dont je ne discernais – pas encore – le caractère sexuel. À l’antipode de mes préjugés sur les gays. Il n’y avait de surcroît aucune ambiguïté dans son comportement à mon égard – ni une parole ni un geste pouvant prêter à confusion – de sorte que je me sentais de plus en plus à l’aise.

Autour de nous, l’ambiance montait. Comme toujours dans ce genre de bar, au fur et à mesure que l’heure passait, la lumière baissait, alors que le son de la musique devenait de plus en plus fort. À un moment, la conversation devint simplement impossible. Il me hurla à l’oreille :

— On se tire d’ici ? Impossible de causer.

J’acquiesçai, content de sortir du lieu. Je devais m’avouer que tous ces mecs se draguant, se pelotant et s’embrassant dans la pénombre mettaient mal à l’aise l’hétéro bien-pensant que j’étais. À cela s’ajoutait que, sous l’effet de l’apéritif, de la bouteille de vin bue avec Christelle et des deux whiskies engloutis avec Frederik, la tête me tournait. L’air frais me ferait du bien.

— Ma moto est là au coin du trottoir. J’ai un casque de réserve. Pour ramener mes conquêtes en toute sécurité !

Sa dernière remarque fut accompagnée de son éclat de rire qui m’était déjà devenu habituel.

— On poursuit encore la soirée un moment ? Ce serait idiot de l’interrompre sous la seule pression du bruit.

— Euh … oui. Tu connais un coin sympa ? Il y a quelques bars en route vers chez moi.

— Ben, le plus simple serait d’aller chez moi. J’habite tout près et j’ai de super bons alcools et de la bonne musique. OK ?

Cette proposition me crispa un peu. Chez lui ? Avait-il une idée derrière la tête ? Mais comment refuser, sans être discourtois ? Il avait été parfaitement clair à mon égard. Et, sans que je ne le formule clairement dans ma tête, ce mec me fascinait et l’idée d’être seul avec lui m’attirait autant qu’elle me troublait. Alors que j’hésitais encore sur ma réponse, nous étions arrivés à sa moto. Sans me laisser le temps de formuler la réponse qui tardait toujours venir, il me dit simplement :

— Allez ! Monte.

Il me tendit un casque.

— Tu m’accroches solidement à la taille. Je ne roule pas très doucement … N’en profite pas pour me faire des choses !

Il éclata de nouveau de son rire sonore.

Je montai sur la moto et pris Frederik par la taille, comme ordonné. Je fus immédiatement saisi par la force de son corps. Aussi puissant que je l’avais imaginé. L’idée de tenir solidement un gay par la taille, collé à son corps par ma position sur la moto ne me laissait pas indifférent. J’étais à la fois gêné par la situation et troublé. Pourquoi troublé ? Et par quoi ? La sensation de ses abdominaux sous mes mains, qui se contractaient à chaque effort que sa conduite impliquait, me faisait un effet étrange lorsque je pensais que Frederik n’était peut-être pas insensible à ce corps à corps. Ne m’avait-il pas dit, même si c’était en riant, que j’étais tout à fait son genre ? Je me rendis à l’évidence que je le tenais peut-être un peu plus fort que ce que les contraintes de sécurité auraient imposé…

Pour ajouter à ma confusion, je sentais, dans mon jean serré par ma position, ma bite qui avait nettement gonflé. Je relâchai la pression de mes mains, songeant soudain que Frederik, s’il la ressentait, pourrait comprendre qu’elle ne venait pas seulement de mon inexpérience de la moto.

À un moment, un brusque freinage de la moto poussa mon bas-ventre contre le bas du dos de Frederik. Mon pénis, déjà en éveil, ne resta pas sans réaction, ce qui acheva de me troubler. Mon pubis gonflé était maintenant collé au haut des fesses de Frederik et je craignais qu’il le sente. J’attendais le premier ralentissement de la moto, pour tenter de me dégager un peu.

Je n’eus cependant pas le temps de me poser mille questions. Nous étions déjà arrivés au bas de l’immeuble de Frederik et en quelques minutes nous avions pénétré dans son appartement.

— Mets-toi à l’aise. Moi, je crève de chaud. Ce putain de bar était une véritable étuve !

Ce disant, il enleva sa chemise, révélant sa puissante carrure et la riche pilosité de sa poitrine. Il passa un t-shirt qui était posé sur une chaise de l’entrée. Il enleva ses chaussures et ses chaussettes. Quant à moi, coincé et gêné, je ne retirai évidemment aucun habit.

— Installe-toi. Mets-toi à l’aise. Je nous sers un whisky et nous mets un peu de jazz.

Ceci fait, il me rejoignit au salon.

— Allez ! Enlève tes godasses et ta chemise ! Tu n’as plus besoin de faire le joli cœur auprès de ta belle. Et tu vas crever de chaud.

J’obtempérai, gêné. Ma première alarme vint du fait que, au lieu de s’asseoir sur le fauteuil faisant face au canapé sur lequel j’étais installé, il prit place à côté de moi, même assez près de moi. Ma gorge était maintenant nouée, mon bas-ventre en alerte et ma respiration plus courte. La présence de ce mec gay, chez lui, tous deux en tenue allégée, à quelques centimètres de moi me troublait de plus en plus, sans que je ne comprenne réellement ce qui m’arrivait. Il se dégageait de lui une forte animalité, accentuée par une odeur de transpiration dont je réalisais que, loin de m’indisposer, elle m’excitait profondément. Frederik m’attirait ! Je n’avais jamais pensé avoir une relation avec un mec, même si je ne peux nier avoir, de temps à autre, été attiré par un type, refoulant immédiatement ce sentiment au plus profond de mon esprit.

Mais là, la situation était toute autre. Nous étions seuls, quelques centimètres nous séparant, au début de la nuit, dans une ambiance chaude et intime. Je me sentais de plus en plus mal à l’aise, tiraillé entre une peur panique de ce qui pourrait arriver et la fascination que la situation provoquait chez moi. Je n’aurais jamais dû accepter de venir. Comment me sortir de cette situation qui me menait à une catastrophe annoncée ? Je tentai de me ressaisir. Tout ce trouble n’était que le fruit de mon imagination débridée par l’alcool ; Frederik n’avait-il pas été totalement clair avec moi, sans le moindre geste ou propos ambigu ?

Nous parlâmes un bon moment, essentiellement de nos voyages respectifs et des expériences variées que nous avions eues. Malgré l’intérêt réel de notre discussion, je ne parvenais pas à lutter contre la tension grandissante qui me gagnait. Je me sentais de plus en plus sous la coupe de mon interlocuteur, de son charisme et de l’aura troublante qui émanait de son physique.

Ma conversation s’épuisait inexorablement. Finalement, un moment de silence passa entre nous, chargé de sens, simplement accompagné par le son du sax de Stan Getz. Incapable de meubler ce silence, je devins encore plus troublé. Frederik, qui manifestement avait perçu mon état, rompit la glace en train de prendre.

— Alors ?

— Euh ? Alors quoi ?

— Qu’est-ce qu’on fait ?

— Et bien, on continue à discuter. Pourquoi ?

— Tu es bien silencieux pour un type qui veut discuter.

— Oui, je suis fatigué…

— Il y a vraiment que ça ?

— Oui, pourquoi ?

— Je sais pas. Tu es venu chez moi. Et …

Presque démasqué, je me récriais vivement, moins pour retenir Frederik que pour tenter de mettre un terme au trouble qui maintenant me submergeait complètement :

— Eh ! tu ne crois quand même pas que je … Au bar, tu m’as dit…

— Tout à l’heure, à moto, il m’a semblé que tes mains serraient fort mon ventre …

Il avait donc remarqué. Je ne répondis rien.

— Et puis, à un moment, j’ai cru sentir quelque chose contre le bas de mon dos. Mais peut-être que je me suis trompé.

Catastrophe ! Il avait donc aussi remarqué. Maintenant, il m’était impossible de mentir. Cette deuxième remarque m’avait en effet rendu rouge pivoine, incapable d’articuler un mot. Mon cœur tapait, la sueur gagnait mon front, ma bite était à son maximum, ce qui devait sans doute se voir, mon pantalon étant très ajusté. Frederik me sourit doucement en s’approchant de moi. Il posa sa main sur ma poitrine. J’eus un mouvement de recul, mais ne fis pourtant rien pour la lui faire enlever.

— Ton cœur bat vite !

— Oui, j’ai chaud.

— Ah !

Nous restâmes ainsi sans bouger pendant plusieurs minutes. J’étais appuyé en arrière sur le dossier du canapé, révélant ainsi mon entrejambe déformé, ne faisant maintenant rien pour tenter de le cacher. Après plusieurs minutes, sans doute convaincu que mon inaction signifiait que je ne résisterai pas, Frederik approcha son visage du mien et vint poser ses lèvres sur les miennes. Sans me laisser le temps de réagir, il poussa sa langue à l’intérieur de ma bouche, venant la mêler à la mienne. Je sentais sa barbe râpeuse sur mes lèvres, son haleine de mec envahissant mes narines. Je chavirais complètement ; Frederik avait gagné ; j’étais prêt à succomber à tous ses assauts.

Ma bite comprimée dans mon pantalon me faisait de plus en plus souffrir. J’entrai ma main dans mon slip pour la dégager un peu. Frederik le remarqua. Il se détacha de moi et me sourit.

— Tu ne crois pas que tu serais plus à l’aise sans ce pantalon qui te comprime un max ?

— On peut simplement continuer à s’embrasser. Je préfère.

Dans une ultime tentative que je savais pourtant vaine au moment même où je parlais, j’ajoutai :

— Je crois que même que nous devrions arrêter. Je vais rentrer chez…

Ainsi qu’il l’avait fait depuis le début de la soirée, Frederik ne discuta pas avec moi. Il agit. Il me fit lever et saisit le bas de mon t-shirt pour le relever et me le faire enlever. Je ne résistai pas. Il s’attaqua ensuite à ma ceinture qu’il ouvrit. J’étais comme la souris face au serpent. Incapable de tout mouvement. Quelques secondes après, mon pantalon était sur mes chevilles. Il m’en fit sortir les pieds. J’obtempérai, maladroitement sous le coup de l’émotion, manquant de tomber par terre. J’étais maintenant face à Frederik, juste revêtu de mon boxer totalement déformé par ma bite qui tentait d’en sortir. Je devais avoir l’air ridicule, encore revêtu de mes chaussettes.

Il me planta là et, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, il se déshabilla devant moi. Le spectacle qu’il m’offrit alors me coupa le souffle. Mon regard se fixa évidemment en premier lieu, comme hypnotisé, sur sa bite. De taille appréciable, elle était raide et conquérante, complètement décalottée et surplombée par une magnifique toison d’un blond plus foncé que le reste de la pilosité du corps. Elle dégageait une incroyable odeur de mec qui me faisait un effet difficilement explicable.

Quand je pus enfin en détacher mes yeux, je fus saisi par la vue de ses cuisses puissantes, recouvertes d’un duvet blond et dru. Épaisses et musclées, elles exprimaient mieux que tout autre chose, la virilité de Frederik. En leur haut, elles entouraient deux couilles majestueuses, pendant bas sous le sexe. Une ligne de poils remontait du haut du pubis le long du ventre pour rejoindre les abdos, dont le dessin apparaissait discrètement sur ce ventre bien en chair. Le torse était recouvert d’une magnifique pilosité lui donnant un aspect de force et d’animalité. Des épaules et des bras, taillés à l’image des cuisses, complétaient le tableau. Frederik se retourna pour poser ses habits sur le canapé, me révélant ainsi ses fesses. Je n’aurais jamais pensé – mais était-ce bien vrai ? – que les fesses d’un mec me feraient un tel effet. Rondes, charnues, poilues, elles portaient en elles toute l’animalité du type qui s’offrait à moi. J’étais subjugué, dévoré par le désir. Frederik revint vers moi. Il saisit sous le tissu du boxer mon sexe, distendu et rongé par l’impatience.

— Tu crois vraiment que le boxer est encore utile ?

Il posa ses mains sur mes hanches et saisit le haut de mon sous-vêtement qu’il fit descendre lentement. Je laissais faire, sans la moindre protestation. Soudainement, mon sexe surgit du fond du tissu qui l’emprisonnait. Frederik fit tomber mon sous-vêtement sur mes chevilles, puis m’en dégagea les pieds. J’étais maintenant nu face à lui, dans la même tenue que moi. Je n’avais qu’une envie, celle de sauter dans ses bras, de l’enlacer, de l’embrasser, de le caresser et saisir son sexe qui pointait vers moi. Sentant ma gêne et ma paralysie, Frederik prit l’initiative en me saisissant dans ses bras, me serrant de toutes ses forces. Nos sexes étaient maintenant écrasés l’un contre l’autre, se communiquant leur chaleur. La sensation de ce pieu rigide et turgescent contre le mien m’envoyait des ondes dans tout le corps.

Frederik relâcha son étreinte et, sans mot dire, tomba à genoux à mes pieds. Avant que je ne réalise ce qu’il allait faire, je sentis mon sexe pénétrer dans sa bouche et presque y disparaître. Les caresses que ses lèvres et sa langue me prodiguaient étaient les plus puissantes qu’il m’ait jamais été donné de sentir. Je me laissais faire, m’abandonnant à la virtuosité de Frederik. Tantôt sa langue flattait délicatement mon méat, tantôt toute sa bouche reprenait possession de mon sexe pour l’aspirer le plus loin possible. L’effet était si fort que je craignais exploser brusquement et déverser en quelques secondes tout le sperme que mon corps pouvait contenir.

Je lui fis comprendre que je voulais me dégager. Je brûlais de prendre à mon tour son sexe, même si j’étais encore effrayé par l’idée. Frederik se releva, me laissant descendre à ses pieds. Mon visage s’approcha de son bas-ventre dont l’odeur était forte de la transpiration de la soirée. Loin de me repousser, elle m’attirait comme un aimant, me faisant perdre les dernières parcelles de mon contrôle. Je plongeais le nez et la bouche dans sa toison pour m’imprégner des senteurs qu’elle dégageait. Mes dernières appréhensions tombèrent et je fonçais sur sa bite. Quelle incroyable sensation que d’avoir ce sexe chaud, dur et vibrant dans ma bouche ! Sa force, sa douceur, son odeur, son goût, tout se conjuguait pour me porter au dernier stade de l’incandescence. J’étais encore timide et malhabile, incapable d’avaler dans sa totalité la bite de mon amant, à l’image de ce que ce dernier avait fait avec mon sexe. Je m’agrippais aux fesses de mon hôte que je poussais contre moi, pour mieux rapprocher son sexe de ma bouche. Ma main droite était allée jusqu’à la raie, à l’orée de laquelle elle s’était arrêtée, intimidée par le secret auquel elle donnait accès.

Frederik commença un va-et-vient avec son bassin, baisant ma bouche comme il l’aurait fait dans le sexe d’une femme. Il ne fallut pas une minute pour que l’excitation qui montait en moi ne propulse du fond de mon ventre, en plusieurs spasmes violents, le sperme qu’il renfermait. Dans un incroyable râle, j’inondais de ma semence les jambes de Frederik et le parquet, avant de tomber haletant sur le sol. J’y restais un moment, abasourdi par la force de l’expérience que je venais de vivre. Voilà bien des années que je n’avais plus éjaculé sans même me toucher.

Frederik se tenait devant moi, la bite encore triomphante, me regardant avec un amusement mêlé de tendresse. Il finit par s’asseoir à mon côté et commença à essuyer avec sa main son genou souillé par mon sperme. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai le plus souvent avalé le produit de ma masturbation dont le goût parachève le plaisir qu’elle me donne. C’est donc sans la moindre réflexion préalable que je pris la main de Frederik et la portais à ma bouche pour la nettoyer de ma semence. Le fait de devoir la récupérer sur le corps de mon amant accentuait mon excitation.

Frederik marqua sa surprise, ne m’ayant manifestement pas pensé capable de ce geste. Enhardi par mon audace, il poussa son genou vers moi, m’invitant à finir ma tâche et à en enlever le reste de mon sperme. Je portai mes lèvres sur sa jambe et commençai à la lécher. Ce contact avec sa peau velue m’électrisa à nouveau. Je remontai mes lèvres sur l’intérieur de sa cuisse, pris ses couilles dans une main et sa bite dans l’autre. Je commençai une lente et douce masturbation, mesurant mes mouvements pour conduire Frederik lentement vers l’explosion. Quand elle survint, elle inonda mes cheveux et le haut de mon visage sur lequel elle coula lentement.

Frederik se tenait devant moi, debout, essoufflé, reprenant doucement ses esprits. Après un temps, il me prit par la main et me fit me relever.

— Allons nous doucher.

— Vas-y d’abord si tu veux.

— Idiot ! Je voulais dire ensemble. Il faut vraiment tout t'apprendre !

La douche était vaste et offrait confortablement de la place pour deux personnes. Frederik fit couler l’eau sur tout mon corps, en me débarrassant du sperme qui était collé sur mes cheveux et mon visage. Il massa et caressa mon torse, l’enduisant de savon. Il passa langoureusement ses mains sur mon ventre, s’arrêta longuement sur le sexe et les couilles qu’il soupesa avec délicatesse. Il me poussa face contre le mur :

— Appuie tes mains contre le mur et baisse la tête !

J’obtempérai, cambrant ainsi mon cul et écartant les fesses. Il les inonda d’eau chaude, dirigeant le jet de manière de plus en plus appuyée sur la raie pour atteindre mon trou. Il s’y attarda avec insistance, après avoir réglé le jet pour que ce dernier soit puissant et concentré sur un point. Je sentis maintenant la pression de l’eau sur l’orée de mon anus où elle s’insinua de plus en plus profondément. La sensation, complètement nouvelle pour moi, était intense. Mon sexe ne tarda pas à réagir et à retrouver sa position verticale. Je sentis la main de Frederik se frayer un chemin dans ma raie et un doigt prendre la place du jet d’eau à l’entrée de ma rosette. Je sursaute :

— Non, pas cela, Frederik !

À son habitude, il ne me dit rien et continua son geste.

— Non, j’ai vraiment pas envie. Arrête !

Il n’écouta pas et poussa son index plus avant. Je cédai. Mes barrières morales, fruits d’une éducation stricte et traditionnelle, s’effondrèrent d’un coup. Je me laissai faire. Le doigt avança et explora doucement mon intérieur, envoyant dans mon bas-ventre des émois que je n’aurais jamais imaginés.

— À toi maintenant ! dit Frederik en me tendant le pommeau de douche.

Il me fit face, exhibant son sexe qui était dans le même état que le mien. À mon tour, je le recouvris d’une eau qui ruissela sur son corps dont elle soulignait le dessin et fonçait le teint de la pilosité. Je découvris avec sidération le bonheur que procurait le fait de laisser courir mes mains sur ces membres musclés, sur ces poils, sur ce sexe triomphant. Je m’imprégnais de la sensation de ce corps d’homme qui m’appartenait pour un temps et dont j’explorais toutes les parcelles. Je léchais les aisselles touffues, me régalais des couilles sur lesquelles ma langue s’arrêtait avec délectation. Frederik se retourna et mit ses mains à plat sur le mur. Il se cambra et me révéla son cul largement ouvert. Il me fit comprendre que c’était à mon tour de laver son fondement. À nouveau, je me crispai et finis par me bloquer. Je ne pouvais pas, même si le spectacle m’hypnotisait presque.

— Loïc ! Vas-y !

Sachant que toute résistance serait vaine, je finis par céder et commençai à doucher l’intérieur de la raie. L’eau y ruissela, mettant en évidence les poils qui la parcouraient. Finalement, je dirigeai le jet sur le trou qui s’ouvrit peu à peu sous la pression de l’eau. Frederik prit ma main, saisit l’index et le dirigea sur son anus. Il me fallut un temps infini pour oser remplacer l’eau par mon doigt. La pénétration fut un moment intense. J’avais osé entrer dans Frederik – pas très loin, il est vrai –, sentir sa chaleur, son secret intime. Une fois libéré de l’appréhension première, je pris un plaisir de plus en plus rapide à cette union mystérieuse qui s’installait entre nous et par cette, encore bien modeste, pénétration physique. Après un temps, Frederik m’interrompit.

— Ne recommençons pas tout de suite. Nous avons la nuit devant nous. J’ai faim. Allons nous faire quelque chose à manger.

Il m’embrassa sur la bouche, se sécha et partit vers la cuisine.

— Rejoins-moi quand tu seras séché. Je vais préparer des bricoles à grignoter.

Il était maintenant près de trois heures du matin ; j’avais un peu perdu le sens du temps. Je me séchai à mon tour et mis un linge autour de ma taille, avant de le rejoindre à la cuisine. Frederik me tournait le dos, nu, sortant des aliments du réfrigérateur. Je fus une nouvelle fois saisi par l’attraction qu’il exerçait sur moi, ses fesses plus belles que jamais, éclairées par la lumière douce qui éclairait la cuisine, provoquant chez moi un désir intense qui me saisit le bas-ventre. M’entendant arriver, il se retourna.

— Un linge autour de la taille ! Tu as peur que je voie ta bite ? Je comprends… Je ne l’ai encore jamais vue. Normal, elle était au fond de ma bouche ! Haha !

— …

— Vu qu’elle n’est pas franchement au repos, ton linge la met d’ailleurs plus en valeur qu’il ne la cache !

Il s’approcha de moi et enleva le linge avant de le jeter au loin sur une chaise. Il me saisit par la bite et me tira vers une chaise.

— Je m’occuperai d’elle plus tard. Allons manger !

Il posa un plateau de victuailles sur la table et s’assit. Il servit à boire et remplit les assiettes de quoi nous restaurer. Il s’étira en arrière sur son dossier, mettant les bras derrière la tête. Ses aisselles touffues surmontées de ses biceps légèrement contractés me troublaient jusqu’au fond de mon corps. Il étendit une jambe, en posant l’autre repliée sur un tabouret. Son bas-ventre s’offrait ainsi à ma vue, la bite pendant sur les testicules posés sur le siège de la chaise. Je crois qu’il n’y avait nul goût de l’exhibition ni de la provocation lascive chez lui à ce moment, mais simplement un sens du naturel et du bien-être chez Frederik. Mes yeux ne pouvaient se détacher de ce qu’ils voyaient.

— Eh ! Tu ne veux pas me la manger quand même. Regarde ce qu’il y a dans ton assiette !

Prenant mes testicules dans sa main, il ajouta :

— Sinon, je te les mange aussi …

Je réussis finalement à me concentrer sur mon repas et donner à notre conversation un tour plus apaisé. Nous passâmes une demi-heure à nous rassasier, discutant comme de vieux copains. De vieux copains, mais néanmoins nus côte à côte.

Une fois notre collation terminée, Frederik tendit sa jambe vers moi et posa son pied sur mon sexe, le massant doucement avec ses orteils.

— Tout cela m’a l’air maintenant bien calme !

À peine avait-il fini sa phrase que mon sexe était déjà en train de se dresser, sous l’effet conjugué des caresses qu’il recevait et de l’invitation que Frederik venait de me lancer. Je m’étirai en arrière, écartant les jambes pour me rendre plus accessible aux entreprises de mon partenaire. Ce dernier s’appuya sur le dossier de sa chaise et tendit ses deux jambes vers mon sexe. Il prit mes testicules entre ses deux pieds, les faisant rouler entrer ses orteils. N’y tenant plus, je me levai d’un coup pour tomber à genou devant lui et engouffrer dans ma bouche son sexe dressé.

— Attends ! Cette fois, allons sur le lit.

Il n'y eut aucun préliminaire. Frederik me poussa sur le lit, en me faisant mettre sur le dos. Il me sauta dessus, à califourchon, tête-bêche. Il fondit sur mon sexe qu’il avala instantanément. Je voyais son sexe sur mon visage, alors que je posais mes mains sur ses fesses velues et puissantes. Frederik ayant relevé son bassin pour mieux se pencher sur mon bas ventre, son pénis pointait maintenant à la verticale sur ma bouche. Je l’ouvris pour accueillir ce membre vibrant. En raison de notre position, c’est Frederik qui commandait le va-et-vient de son sexe. Les larges mouvements de son bassin faisaient entrer et sortir son membre à sa convenance, le poussant parfois jusqu’au fond de ma cavité buccale et me conduisant au bord l’étouffement. À ma surprise, je me découvrais maintenant capable de l’avaler sur toute sa longueur.

Voilà donc comment j’en suis arrivé là. Il y a quelques heures, j’étais un hétéro affirmé. J’ai maintenant dans la bouche la bite d’un mec qui est en train d’avaler la mienne. Je renonce à réfléchir et me laisse complètement aller à ce bonheur nouveau.

Frederik ordonne soudainement un changement de position. Je me retrouve dessus, ce qui m’étonne, le croyant résolument dominant. Je comprends cependant rapidement l’idée de Frederik : il a maintenant libre accès à mon cul qui surplombe son visage. Il y plonge la langue et l’inonde de salive. Je suis sur le point de m’y opposer. Je sais que mon opposition sera vaine, mais surtout la sublime sensation que me procure cette langue pénétrant mon intimité me dissuade de protester. Un doigt s’introduit, puis un deuxième et, j’en ai le sentiment, bientôt un troisième.

Pendant de longues minutes, ces doigts entrent, ressortent, me fouillent, allant chercher de plus en plus indiscrètement les derniers recoins de mon fondement. Je ne suce plus Frederik, pour pouvoir profiter complètement du traitement qu’il me prodigue. Je sens maintenant mon anus dilaté par les passages répétés de la main de Frederik et lubrifié par une langue généreuse.

Frederik, toujours maître de la conduite de nos ébats, m’invite à le libérer. Il se dégage et me fait m’installer à genou, puis à baisser la tête, en la posant de côté sur le duvet. Je comprends :

— Non, Frederik. Pas ça, là je suis vraiment pas prêt.

Pour toute réponse, je reçois un tendre coup de langue sur mon trou, maintenant exhibé par la position que mon partenaire m’a fait adopter.

— Non, je n’ai vraiment, mais vraiment pas envie. Une autre fois.

— Laisse-moi faire. Je veux te posséder. Je serai très doux.

— Non, s’il te plaît.

Frederik sait que j’en meurs d’envie, mais que je suis pour l’instant incapable d’envisager ce pas. Il sait aussi qu’il peut insister. Qu’il ne doit pas parler. Juste agir doucement et m’amener à le suivre docilement. J’entends le paquet de préservatifs qui s’ouvre. Je perçois le bruit du préservatif qui se déroule sur la tige de Frederik. Je sens enfin le froid du gel sur mon trou, puis dans mon intérieur. Les doigts enduits du lubrifiant vont et viennent, préparant la venue du sexe de mon amant. Finalement, le silence s’installe. Frederik place son gland à l’orée de mon intimité. Je suis à la fois pétrifié et avide, contracté et intégralement abandonné à la volonté de mon initiateur. Je sais que je vais vivre quelque chose qui va changer quelque chose en moi. Quelqu’un m’aura possédé.

La pénétration est douce et lente. Frederik entre et ressort. Puis avance un peu plus. À un moment, je ressens une lancée et me contracte. Frederik s’arrête, puis reprend plus doucement. Mon ventre enfle d’une sensation qui irradie. Puis soudain, je sens contre mes fesses le bas-ventre de Frederik, ainsi que sa toison et ses couilles qui bougent au gré de ses mouvements de rein. Il est arrivé au fond de moi. Maintenant que le chemin est fait, il peut commencer à onduler, à bouger et véritablement me ramoner. Ce qui était un doux mouvement se transforme bientôt en une passion de plus en plus intense, le dard de mon partenaire me clouant, me pénétrant, m’explorant dans un déchainement qui ne connait plus de limite. Mon corps tressaute sous les assauts de Frederik, alors que mes couilles sont ballotées à chaque avancée.

La respiration de Frederik accélère, sa sueur coule sur mes fesses soudant nos corps l’un à l’autre. Je comprends qu’il est proche de la jouissance. L’odeur que son corps en plein effort dégage me fait chavirer. C’est le moment où il me saisit la bite par-derrière et la branle frénétiquement. Il ne me faut alors que quelques secondes pour déverser mon sperme sur le lit, dans des spasmes qui me viennent du fond du corps. Je sens Frederik se contracter, s’arcbouter contre moi et littéralement exploser dans mon corps. Cinq ou six spasmes le secouent pour vider toute sa semence. Je reçois ce corps à corps comme la plus intime des communions, accueillant dans mon corps la jouissance de mon amant.

Nous restons collés l’un à l’autre de longs instants, le temps que nos respirations et nos émotions se calment. Sentant son sexe mollir, Frederik se retire et vient vers moi pour poser sa bouche sur la mienne et y faire entrer sa langue, soudant encore un peu plus notre union. Voyant mon sperme répandu sur lit, Frederik me dit doucement :

— Lèche ! J’aime te voir le faire.

Je porte mes lèvres sur les taches qui recouvrent le drap et, avec délice, récupère dans ma bouche le fruit de la jouissance que Frederik a provoquée.

L’excitation retombée, l’épuisement nous assaille et nous nous effondrons dans le lit. Frederik s’endort presque instantanément. Nu, couché sur le dos, il respire doucement. Je suis quant à moi encore trop excité par les expériences que je viens de vivre. Je laisse ma lumière de chevet allumée, le temps de regarder le corps de mon partenaire et de laisser courir ma main sur lui. Je remonte lentement le long des cuisses, appréciant leur force et leur pilosité drue. Je m’arrête longuement sur les couilles que je caresse, soupèse et fait rouler entre mes doigts. J’ai l’impression de tenir un trésor, dont la chaleur et la lourdeur expriment mieux que toute autre chose la force et la virilité de Frederik. Ma main continue sur la bite et la toison, imprégnées des odeurs et des traces de l’amour. Mes caresses ne sont maintenant plus érotiques, mais simplement sensuelles, prémices du sommeil qui me vient. J’éteins finalement la lumière et sombre dans le sommeil, en tenant Frederik par la taille.

Je suis réveillé par un rayon de soleil matinal qui perce à travers la fenêtre dont les rideaux n’ont pas été fermés. Je réalise toutefois instantanément que ce n’est pas la seule chose qui me réveille. La tête de Frederik est au bas de mon ventre ; il a pris ma bite dans sa bouche et, par ses caresses buccales, s’emploie à lui redonner vie. Il y parvient sans peine et sans délai. Je suis vigoureux en quelques secondes. Ne sont cependant pas étrangères à cette remise en forme rapide les sensations qui me restent dans l’anus, me faisant revivre dans mon corps les incroyables découvertes de la veille.

Frederik, qui bande aussi fort que moi, se saisit sans attendre d’un préservatif. Il déroule lascivement le latex le long de mon sexe et le masse en l’enduisant de lubrifiant. Cette douce masturbation achève de me mettre en forme. Je ne suis pas certain de comprendre quel est son plan, mais, fort de mon expérience de la nuit, je décide de me laisser faire.

Frederik s’installe à califourchon sur moi en me faisant face. Il se penche pour m’embrasser, cambrant son cul de façon à le placer en-dessus de mon sexe qu’il tient maintenant dans sa main. Moi qui avais tenté de convaincre – sans le moindre succès – certaines de mes copines de les prendre par-derrière, je comprends que je suis sur le point d’enculer un Viking ! Mon membre est maintenant à l’orée de l’orifice de Frederik. Au premier contact, je réalise que ce dernier s’est préparé pendant que je dormais, en s’enduisant copieusement de lubrifiant. Habitué à la pénétration, c’est sans difficulté que Frederik s’empale sur moi. Je sens avec délice mon gland, guidé par la main de mon amant, se frayer un chemin à l’entrée, pour être bientôt enserré dans l’étroit conduit de mon partenaire. Ce dernier s’assied accroupi sur moi. Je me repais du spectacle de ses lourdes de couilles se balançant à chacun des mouvements qu’il imprime à son bassin.

Il se dégage après quelques minutes et se couche sur le dos, en écartant et relevant ses jambes repliées contre son torse. L’invitation est on ne peut plus claire : le trou est ainsi béant et m’appelle sans ambiguïté. Je me relève, me place face à Frederik, m’appuie sur mes bras et plonge ma tige facilement dans l’orifice qui m’est offert, en l’enfonçant jusqu’à la garde. La position me permet des mouvements libres, profonds qui me procurent des sensations intenses, qui vont grandissant avec l’accélération des mouvements de mon bassin. Malgré mes exploits répétés de la nuit, il faut peu de temps pour que ce traitement ne parvienne à ses fins. À chacun des spasmes expulsant mon sperme, je me cabre et m’enfonce au plus profond de Frederik. Vidé, je m’effondre finalement sur lui. Il me laisse reprendre doucement mes esprits. Je finis par me retirer et m’assieds contre le dossier du lit. Frederik, dont le sexe est encore au plus fort de sa forme, se met debout et vient à ma rencontre. Il pose ses mains sur le mur contre lequel le lit est appuyé et plonge son pénis dans ma bouche. Il me cloue littéralement contre le mur par ses mouvements de bassin, avant de se retirer un peu pour permettre à mes lèvres de se refermer sur le gland et de le mener à l’incandescence par des caresses répétées et enflammées. Frederick, en poussant des râles à réveiller tout le voisinage, se retire pour exploser dans des jets qui, comme la veille, rejoignent mes cheveux.

Sans échanger un mot, nous nous prenons dans les bras l’un de l’autre et replongeons dans un sommeil profond, enlacés, en chien de fusil, Frederik ayant passé sa main autour de ma taille pour la laisser reposer sur mon sexe. Je suis tiré de ce sommeil par un coup de klaxon venant de la rue. J’émerge de ma torpeur et réalise où je suis, submergé en une fraction de seconde par les souvenirs de la nuit qui se pressent dans mon esprit. Je regarde Frederik qui dort profondément à côté de moi. Il a repoussé le drap, entendu sur le dos, une jambe légèrement remontée vers le haut et un bras replié en dessus de la tête. La scène est d’une incroyable lascivité. Les jambes écartées laissent apparaître dans toute sa splendeur le sexe de Frederik, alors que le bras relevé révèle sa virile pilosité. Je ne me lasse pas de ce spectacle, sentant le désir monter dans mon corps et mon sexe. Le pénis de Frederik est légèrement gonflé et appelle ma bouche d’une manière impérieuse. Je plonge mon nez dans la toison qui exhale les senteurs de nos étreintes. Je remonte mes narines vers l’aisselle chargée des effluves provoqués par les efforts répétés de mon amant. Je suis déjà prêt à me livrer à un nouveau corps à corps avec Frederik.

Un sursaut me fait quand même regarder ma montre. 11h25 ! Catastrophe. Je suis attendu à 12h15 pour un repas de famille chez ma grand-mère qui est assez à cheval sur la question des horaires. Il n’est plus question de batifoler. La perspective de cette fête est suffisamment ennuyeuse pour me faire instantanément débander. Je me penche une dernière fois sur le sexe de Frederik et l’embrasse, puis me rends d’urgence à la salle-de-bains pour enlever les traces de mes activités de la nuit, en particulier les restes du sperme qui ornent mes cheveux.

Frederik dormant toujours du sommeil du juste, je griffonne un mot lui expliquant la situation et le pose sur la table de nuit.

Dans le taxi qui m’emmène à la fête, je passe en revue un peu sidéré la nuit que je viens de vivre. Comment l’hétéro proclamé que j’étais, un peu macho dominant – assez de mes copines me l’ont reproché pour que je le sache – est tombé sous la coupe d’un mec dont la totale domination qu’il exerce sur moi est la première source de mon plaisir ? Pourquoi le fait d’être pénétré et possédé par ce corps puissant me plonge dans l’extase ? Pourquoi cette pilosité, cette force musculaire, ces odeurs et cette animalité virile, à l’opposé des rondeurs et douceurs féminines qui ont fait ma vie jusqu’à ce jour, dominent-elles complètement mes sens ? Autant de questions sans réponses, mais dont la seule évocation me contracte le bas-ventre.

J’arrive en retard à la fête, ce dont tous les convives s’étonnent, en relevant ma triste mine. Je fais valoir que ma nuit a été mauvaise en raison de problèmes digestifs, ce qui explique, dis-je, tant mon retard que le peu de présence que j’ai à la fête. Chacun semble se contenter de l’explication.

Pendant le repas, je sens mon téléphone vibrer. Je le regarde discrètement. Message de Frederik : « Ma bouche est bien vide ! »

Je réponds : « Il n’y pas que ma bouche qui est vide »

Quelques secondes plus tard, nouveau message : « As-tu des plans pour ce soir ? »

Ma réponse est instantanée : « Les mêmes que les tiens ! ».

Il ne me reste plus qu’à affronter tant bien que mal l’ennui de cette fête et de patienter quelques heures pour reprendre avec Frederik là où nous en étions restés.